À différents endroits de la ville de Kigali, les habitants se plaignent des pénuries d’eau récurrentes, affirmant que cela perturbe leurs activités quotidiennes. La direction de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (WASAC) explique que ce problème est principalement dû aux nombreux chantiers de construction dans la ville, mais des solutions durables sont en cours de recherche.
Les résidents de divers quartiers de Kigali signalent que les coupures d’eau deviennent de plus en plus fréquentes et imprévisibles. Ces interruptions, parfois pendant toute une journée ou plus, affectent leur vie quotidienne et leurs activités économiques.
Un habitant témoigne : « L’eau revient puis disparaît aussitôt. Trouver de l’eau pour nos besoins quotidiens est un vrai défi. On est obligés d’attendre, et parfois on doit en acheter chez des revendeurs à des prix élevés. L’hygiène devient aussi un problème. Nous demandons à WASAC de garantir un approvisionnement suffisant et régulier. »
Ils demandent à WASAC de résoudre ce problème de manière définitive, quitte à renforcer ou remplacer les canalisations si nécessaire.
Le point de vue de WASAC
Le professeur Omar Munyaneza, directeur général de WASAC, explique que ces pénuries sont principalement causées par une distribution inégale de l’eau due aux nombreux travaux d’infrastructure en cours dans la ville.
Cependant, il assure que la situation s’améliorera bientôt : *« Nous travaillons activement pour résoudre les coupures ponctuelles. À Kigali, nous remplaçons progressivement les vieilles canalisations par des nouvelles. »*
Il ajoute : « Par exemple, dans des zones comme Ruyenzi, Bugombo et Muyumbu, où la demande en eau a fortement augmenté, nous avons installé de nouveaux réservoirs. Mais le nombre d’usagers dépasse désormais la capacité actuelle. Nous menons des projets de modernisation du réseau, car certaines conduites vétustes fuient et réduisent la pression, ce qui empêche l’eau d’atteindre certains quartiers. »
Un défi pour les objectifs nationaux
Les pénuries d’eau intermittentes constituent un obstacle au deuxième Plan national de transformation économique (NST2), qui prévoit un accès universel à l’eau potable d’ici 2030.
Selon les normes, un accès adéquat à l’eau signifie qu’un ménage ne doit pas parcourir plus de 200 mètres en zone urbaine (500 mètres en milieu rural) pour s’approvisionner. Cependant, à Kigali, la forte demande entraîne parfois une répartition inégale des ressources.